Brown + Larry Kidd

Bistro Café Summum

Prix

  • 22,00 $ Admission générale (debout)

Frais supplémentaires pour achat par Internet

Description

Brown est le plus récent effort (ré-)unissant sur disque deux frères ayant déjà à jamais marqué le hip-hop québécois de leur empreinte personnelle – Snail Kid (Dead Obies) et Jam (K6A, Jam et P-Dox, Alaclair Ensemble) – à leur père d’origine jamaïcaine Robin Kerr (Uprising). À l’heure des controverses langagières et des débats autour de l’identité et de la culture québécoise, Brown nous offre le fruit d’un arbre généalogique au noyau métissé célébrant les notions d’hybride et de mixité à travers une douzaine de morceaux ralliant l’ancienne à la nouvelle garde; le roots-reggae au dancehall; le rap de l’âge d’or à celui de lanew school.Réconciliant aisément lespôlesopposés sur fond de party bruyant, Brown se révèle comme lesecret le mieux gardé d’une scène en pleine effervescence

Lary Kidd. Il a l’arrogance de sa lucidité. Il fait portrait, expose une génération qui n’a par ailleurs aucun mal à se faire voir. L’empoigne pour mieux la montrer, mais comme pour ce qui l’entoure, plus il s’acharne à la saisir, plus ça lui glisse entre les doigts.
Lary témoigne d’une génération posée en victime définitive de son époque, d’une génération qui tient à reprendre le contrôle de sa vie, à décider par et pour elle-même, ce qu’on lui refuse de toute évidence. De cette frustration rejaillit la forte tentation de s’abandonner aux courants de la nuit; ainsi taraudée, cette jeunesse se laisse parfois étourdir. Mais comme pour ce qu’elle ressent, plus elle se complaît dans l’ivresse, plus elle ploie sous le besoin de reprendre les rênes de son existence. Lary n’y fait pas exception. Pris entre la folie et la stabilité, entre les charges de son inconscient et le mur de sa conscience, il dépeint un paysage morose et sans issue, jalonné d’images abstraites esquissant cet état si particulier.
Sur Contrôle, premier album solo du rappeur à paraître chez Coyote Records, Lary réaffirme son statut de meneur de la dernière vague du rap québécois. Il y renouvelle sa plume, se faisant plus sombre et plus incisif : il nous parle des affres du succès, des corollaires de la mode, de la mauvaise influence qu’ont les clichés rap sur une génération qui les méprend pour les voies gardées de l’émancipation. Inspiré par le rythme et la mélancolie de Joy Division, The Weeknd et Danny Brown, Lary démontre encore une fois son habilité langagière, échafaudant des structures complexes et polysémiques en phase avec la densité du propos.
Principalement reconnu pour son travail au sein du groupe Loud Lary Ajust, qui cumule des concerts à guichets fermés au Métropolis et au Club Soda, Lary Kidd se fait ici plus que jamais maître de son art. Les coudées franches, il nous livre un album dialectique dont le dialogue, tenu avec lui-même, nous ouvre une brèche sur les abîmes insoupçonnées des vingtenaires du troisième millénaire.

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